Attention à la procrastination

procrastination arrêter de procrastiner

La procrastination c’est l’art et la manière de remettre à plus tard ce qu’on pourrait faire maintenant.
Si c’est pour faire la lessive, rien de grave (sauf si le seul vêtement propre dans votre armoire est un jogging alors que vous avez un entretien pour un poste d’hôtesse de l’air dans l’heure qui suit ).

On en juge l’importance aux conséquences : est-ce que cette façon d’agir met en péril des projets ? Des décisions ? A un impact sur autrui ? Sur ma santé? Ma sérénité? 

Cet article aborde cette façon d’agir récurrente et des solutions thérapeutiques.

Qu'est-ce que la procrastination ?

C’est la prédisposition à remettre au lendemain, à différer une décision ou un acte qu’on juge désagréable ou inconfortable.
En latin procrastiner signifie remettre au lendemain.

Les conséquences peuvent être anodines ou dramatiques

Si c’est ponctuel, c’est peut-être simplement le manque d’intérêt pour la chose. C’est en quelque sorte un simple défaut. Par exemple un élève bon en maths qui juge inutile de faire les exercices demandés. Pareil pour aller chercher le pain… Par contre, si c’est un mode de fonctionnement, un comportement bien en place, c’est bien une procrastination majeure. Prenons une personne qui sait que faire du sport régulièrement est bon pour la santé mais qui n’arrive pas à s’y mettre. Elle trouvera toujours une excuse pour y échapper. Elle procrastine.

Les conséquences de remettre au lendemain

  • de la culpabilité (on est responsable des problèmes qui en découlent),on laisse les autres décider, on subit sans avoir d’autres choix que d’accepter,
  • le stress, l’angoisse ou la panique qui s’amplifient, une certaine amertume en pensant au passé, avec des regrets ou des remords,
  • le fait de stagner, de végéter, de s’enliser parfois, on perd des opportunités ou de belles rencontres,
  • le risque financier (ne pas faire ses comptes ou payer les factures se paient un jour).
  • S’enfermer dans un cercle vicieux.
  • Etre jugé comme une personne sans personnalité ni caractère.                             

 Cette liste n’est pas figée car chacun vit à sa manière le fait de procrastiner.

Les principales causes de la procrastination

Souvent ces causes se combinent entre elles. Par exemple, vous pouvez procrastiner parce qu’une tâche est complexe et parce que vous avez peur de la réussir.

Il est important de comprendre que ces comportements se font généralement de manière inconsciente, souvent pour vous protéger.

La peur d’échouer. Dans le doute, préférer ne rien faire que de risquer d’échouer ou de mal faire. Pas d’échec = pas de déception ni de honte.
Le perfectionnisme. Vouloir absolument que tout soit impeccable ou parfait rejoint la peur de ne pas réussir. Trop d’attentes découragent.
La peur de réussir. Assumer les conséquences de la réussite c’est souvent assumer de nouvelles responsabilités. Et c’est souvent aller en terrain inconnu et douter de ses capacités.
La non légitimité. Le fait de ne pas se sentir à sa place, de ne pas mériter.
Une corvée. Si ce qui est à faire est rébarbatif, ennuyant ou inutile, la motivation n’est pas suffisante.
L’exercice est complexe. Trop de possibilités pour décider par où commencer.
L’attente. Penser qu’il y aura un meilleur moment.
La tâche est négligeable. Repousser encore et encore parce que ce n’est pas important.
Les distractions. Se laisser entraîner à surfer sur les réseaux sociaux au point de perdre la notion du temps.
Un manque d’énergie. Attendre d’avoir plus d’énergie… (attention à la dépressions ou au burnout).
L’influence. Se fier à ce que les autres peuvent penser ou dire. 

Pour résumer, hormis le défaut occasionnel de repousser, on ne procrastine pas parce qu’on est paresseux ou désoeuvré, mais plutôt parce des pensées inconscientes et des émotions négatives font blocage. C’est de l’auto-sabotage.

 

Est-il possible de cesser de procrastiner ?

Si vous lisez cet article, c’est certainement que vous êtes concerné par cette habitude. Sachez qu’agir ainsi (ou plutôt ne pas agir) n’est pas une fatalité. Il est possible de changer ce comportement certes vicieux et saboteur mais parfois tellement confortable. C’est d’ailleurs ça le problème : sortir de sa zone de confort et accepter de se remettre en question. Le manque de confiance en soi est souvent la cause de ces freins.

Agir sans remettre à plus tard n’est possible qu’en modifiant les mécanismes mentaux responsables. Pour cela il faut s’en sentir capable.

Quelques conseils à mettre en place pour devenir responsable

  • Planifiez vos journées la veille en définissant les priorités.
  • Imposez-vous des dates limite.
  • Si la tâche vous paraît insurmontable, découpez-la en plusieurs.
  • Anticiper en prévoyant ce dont vous avez besoin.
  • Faites-en une liste afin de barrer ce que vous avez réussi à faire.
  • Félicitez-vous à chaque fois.
  • Pour chaque action, regarder les conséquences si vous reportez.
  • Finissez ce que vous avez commencé. Et félicitez-vous.
  • Ne faites qu’une chose à la fois.
  • Si besoin, déléguer pour vous décharger.
  • Mettez votre portable et sources de distraction dans une autre pièce.
  • Faites des pauses de 5 mn toutes les heures.
  • Laissez votre côté perfectionniste au repos et ne vous comparez pas aux autres.

Les thérapies brèves comme solution

Encore une fois, sans confiance en ses capacités, on trouvera toujours une raison pour reporter ce qui est pourtant important. La base de tout travail sera de trouver ou retrouver ce sentiment positif. L’EFT est particulièrement indiqué pour aller dans ce sens. Pour prendre le recul sur la situation qui ouvre des possibilités. L’Hypnose, en accédant aux parties inconscientes responsables de ce fonctionnement, permet d’installer les processus mentaux adaptés. Vous avez sans doute déjà ressenti ce tiraillement intérieur, cette discussion interne entre  »c’est bon je m’y mets » et  »tu as largement le temps de le faire ». Il faudra renforcer la partie  »active » pour qu’elle agisse en première intention, faisant oublier cette manie de procrastiner. Les mouvements oculaires peuvent aussi vous aider à relativiser et voir différemment.
En conséquences, il faudra changer certaines croyances limitantes telles que « je dois être parfait, je dois réussir, je suis plus efficace avec quand je stresse, etc. »

Pour conclure, le fait de procrastiner n’est pas une fatalité, c’est simplement l’expression d’une difficulté en amont. Le problème c’est le cercle vicieux qui enferme jour après jour.

Si vous souhaitez vraiment cesser de procrastiner et avancer, je suis à votre disposition.